Le Venezuela lance sa crypto-monnaie !

 

 

Le Venezuela lance sa crypto !

Le Venezuela a commencé mardi son émission d’une devise cryptographique adossée au cours du pétrole pour échapper aux sanctions et lever des capitaux.

Son cours est fixé à 60 dollars.

La première devise cryptographique émise par un État et adossée à des matières premières comme le gaz, l’or, les diamants et, surtout, le pétrole.

Elle sera supervisée et contrôlée par l’Observatorio Nacional de Blockchain, qui dépend du ministère de l’Education,
de la Science et de la Technologie, et donc loin du principe de décentralisation qui soutient la blockchain.
Beaucoup de pays (Chine, Russie, Suisse, pays Baltes, Singapour…) réfléchissent au potentiel des crypto-monnaies,
mais c’est le Venezuela qui le premier, a franchi le pas.

 

 

 

 

 

 

 

Le pays veut lever autour de 6 milliards de dollars par le biais de cette monnaie et récupérer de l’argent frais dans une situation économique très dégradée.

La valeur de référence du petro est fixée à 60 dollars, qui est le cours du baril.

Cette idée d’une monnaie internationale basée sur le pétrole avait été émise pour la première fois par Hugo Chávez  lors d’un voyage en mars 2009 ,

mais, à cette époque où le bitcoin était encore peu connu, il n’était pas encore question de monnaie cryptographique.

Sur les 100 millions de « petros » qui vont être émis, dont 38,4 aujourd’hui,

le gouvernement va en conserver 17,6 millions, dont il cédera une partie avec une décote à quelques privilégiés.

Les experts restent sceptiques quant aux chances de succès du petro.

Ils soulignent que les profonds déséquilibres économiques du pays minent toute confiance dans la nouvelle monnaie.
Celle-ci, pour être implantée, devrait s’accompagner d’un plan de réformes, selon eux.
Cependant, nul ne saurait prédire l’avenir de cette forme atypique de cryptomonnaie: alors que celles-ci ont en général un fonctionnement décentralisé,
sans banque centrale, le petro va être régulé par le gouvernement vénézuélien.
De même, si les monnaies virtuelles sont devenues essentiellement des outils de spéculation en l’absence de réelles possibilités de paiement,
le Venezuela indexe le petro sur le cours du dollar et souhaite qu’il soit utilisé dans la vie courante, par exemple pour payer ses impôts.
Source : Le figaro

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